Le saint du jour · 11 juillet
St Benoît, abbé (Fête en Europe)
samedi, 14ème Semaine du Temps Ordinaire
Couleur liturgique : Blanc
Saint Benoît de Nursie, né vers la fin du Ve siècle en Italie, est considéré comme le père du monachisme occidental. Issu d’une famille noble, il se retire très jeune dans la solitude pour chercher Dieu, avant de fonder, autour de l’an 529, l’abbaye du Mont-Cassin, qui deviendra un modèle pour de nombreux monastères en Europe. Benoît crée la règle bénédictine, marquée par l’équilibre entre prière, travail manuel et étude, et par la devise « Ora et labora » (prie et travaille). Cette règle, imprégnée de sagesse évangélique et d'un profond sens communautaire, influencera toute la spiritualité monastique de l’Occident.
La fête de Saint Benoît rappelle son rôle central dans la préservation des lettres et de la civilisation chrétienne au cours des périodes troublées du Haut Moyen Âge. Enracinée dans la tradition catholique depuis des siècles, la mémoire liturgique de Saint Benoît est célébrée officiellement le 11 juillet, notamment en Europe où il est patron. Sa vie et sa règle rappellent l’importance de l’écoute, de l’humilité et de la recherche de Dieu au cœur de la vie quotidienne. L’Église célèbre ainsi un modèle de vie ordonnée qui a porté de nombreux fruits spirituels et humains, non seulement pour les moines, mais aussi pour tout chrétien en quête de Dieu et de paix intérieure.
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Particularités locales
- France — St Benoît, abbé (Fête en Europe)
- Suisse — St Benoît, abbé (Fête en Europe)
- Belgique — St Benoît, abbé (Fête en Europe)
- Luxembourg — St Benoît, abbé (Fête en Europe)
La journée liturgique
Lectures de la messe
Messe du jour
Lecture du livre du prophète Isaïe
« Je suis un homme aux lèvres impures, et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! » — Is 6, 1-8
L’année de la mort du roi Ozias,
je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ;
les pans de son manteau remplissaient le Temple.
Des séraphins se tenaient au-dessus de lui.
Ils avaient chacun six ailes :
deux pour se couvrir le visage,
deux pour se couvrir les pieds,
et deux pour voler.
Ils se criaient l’un à l’autre :
« Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers !
Toute la terre est remplie de sa gloire. »
Les pivots des portes se mirent à trembler
à la voix de celui qui criait,
et le Temple se remplissait de fumée.
Je dis alors :
« Malheur à moi ! je suis perdu,
car je suis un homme aux lèvres impures,
j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures :
et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! »
L’un des séraphins vola vers moi,
tenant un charbon brûlant
qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.
Il l’approcha de ma bouche et dit :
« Ceci a touché tes lèvres,
et maintenant ta faute est enlevée,
ton péché est pardonné. »
J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait :
« Qui enverrai-je ?
qui sera notre messager ? »
Et j’ai répondu :
« Me voici : envoie-moi ! »
– Parole du Seigneur.
Ps 92 (93), 1abc, 1d-2, 5
Le Seigneur est roi ;
il s’est vêtu de magnificence.
Le Seigneur est roi ;
il s’est vêtu de magnificence,
le Seigneur a revêtu sa force.
Et la terre tient bon, inébranlable ;
dès l’origine ton trône tient bon,
depuis toujours, tu es.
Tes volontés sont vraiment immuables :
la sainteté emplit ta maison,
Seigneur, pour la suite des temps.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » — Mt 10, 24-33
En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
« Le disciple n’est pas au-dessus de son maître,
ni le serviteur au-dessus de son seigneur.
Il suffit que le disciple soit comme son maître,
et le serviteur, comme son seigneur.
Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison,
ce sera bien pire pour ceux de sa maison.
Ne craignez donc pas ces gens-là ;
rien n’est voilé qui ne sera dévoilé,
rien n’est caché qui ne sera connu.
Ce que je vous dis dans les ténèbres,
dites-le en pleine lumière ;
ce que vous entendez au creux de l’oreille,
proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps
sans pouvoir tuer l’âme ;
craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne
l’âme aussi bien que le corps.
Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?
Or, pas un seul ne tombe à terre
sans que votre Père le veuille.
Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.
Soyez donc sans crainte :
vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.
Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,
moi aussi je me déclarerai pour lui
devant mon Père qui est aux cieux.
Mais celui qui me reniera devant les hommes,
moi aussi je le renierai
devant mon Père qui est aux cieux. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
Textes liturgiques : © AELF — aelf.org