12 novembre
St Josaphat, évêque et martyr
Jeudi de la 32ème semaine du Temps Ordinaire — Année paire
St Josaphat, évêque et martyr, est une figure marquante de l’Église au début du XVIIe siècle, reconnu pour son engagement en faveur de l’unité des chrétiens. Né dans la région aujourd’hui connue sous le nom d’Ukraine, il fut ordonné moine basilien, puis fut élu archevêque de Polotsk. Le contexte de son ministère était tendu suite à l’Union de Brest (1596), qui cherchait à unir une partie de l’Église orthodoxe à Rome tout en conservant les rites slaves orientaux. Josaphat travailla avec ardeur pour promouvoir cette union, cherchant la réconciliation tout en restant d’une grande douceur envers ceux qui s’opposaient à lui. Son zèle pour l’unité et sa fidélité à l’Église réveillèrent cependant des oppositions violentes. Il fut assassiné en 1623 dans un climat de troubles religieux. L’Église honore en Josaphat le courage du pasteur qui offre sa vie pour le Christ et la communion de l’Église, invitant les fidèles à prier pour l’unité entre chrétiens aujourd’hui encore. Sa mémoire rappelle l’importance de la fidélité, du dialogue et du martyre comme témoins du Christ.
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Questions sur St Josaphat, évêque et martyr (Novus Ordo Missae)
La journée liturgique
Lectures de la messe
Messe du jour
LecturePhm 7-20
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Philémon
Bien-aimé,
ta charité m’a déjà apporté beaucoup de joie et de réconfort,
car grâce à toi, frère, les cœurs des fidèles ont trouvé du repos.
Certes, j’ai dans le Christ toute liberté de parole
pour te prescrire ce qu’il faut faire,
mais je préfère t’adresser une demande au nom de la charité :
moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme
et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus,
j’ai quelque chose à te demander pour Onésime,
mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ.
Cet Onésime (dont le nom signifie « avantageux »)
a été, pour toi, inutile à un certain moment,
mais il est maintenant bien utile pour toi comme pour moi.
Je te le renvoie,
lui qui est comme mon cœur.
Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi,
pour qu’il me rende des services en ton nom,
à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile.
Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord,
pour que tu accomplisses ce qui est bien,
non par contrainte mais volontiers.
S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps,
c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,
non plus comme un esclave,
mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé :
il l’est vraiment pour moi,
combien plus le sera-t-il pour toi,
aussi bien humainement que dans le Seigneur.
Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi,
accueille-le comme si c’était moi.
S’il t’a fait du tort ou s’il te doit quelque chose,
mets cela sur mon compte.
Moi, Paul, j’écris ces mots de ma propre main :
c’est moi qui te rembourserai.
Je n’ajouterai pas que toi aussi, tu as une dette envers moi,
et cette dette, c’est toi-même.
Oui, frère, donne-moi cette satisfaction dans le Seigneur,
fais que mon cœur trouve du repos dans le Christ.
– Parole du Seigneur.
PsaumePs 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10
Heureux qui s’appuie
sur le Seigneur notre Dieu.
ou :
Alléluia !
Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.
Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l’étranger.
Il soutient la veuve et l’orphelin,
il égare les pas du méchant.
D’âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !
ÉvangileLc 17, 20-25
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
comme les pharisiens demandaient à Jésus
quand viendrait le règne de Dieu,
il prit la parole et dit :
« La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !”
En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Puis il dit aux disciples :
« Des jours viendront
où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme,
et vous ne le verrez pas.
On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !”
N’y allez pas, n’y courez pas.
En effet, comme l’éclair qui jaillit
illumine l’horizon d’un bout à l’autre,
ainsi le Fils de l’homme,
quand son jour sera là.
Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup
et qu’il soit rejeté par cette génération. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
Textes liturgiques : © AELF — aelf.org