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Le saint du jour · 14 juillet

St Camille de Lellis, prêtre

Mémoire facultative

mardi, 15ème Semaine du Temps Ordinaire

Couleur liturgique : Vert


Saint Camille de Lellis est l’une des figures marquantes de la charité chrétienne au XVIe siècle. Né en 1550 dans le royaume de Naples, il mena une jeunesse difficile, marquée par l’instabilité et les excès, avant de se convertir profondément. Touché par la souffrance des malades alors qu’il était lui-même hospitalisé, il consacre sa vie à leur service. Il fonde aux alentours de 1582 l’ordre des Clercs réguliers pour les malades (Camilliens), une congrégation vouée à soigner les malades, les plus pauvres et abandonnés, même au risque de leur propre vie, allant soigner dans les hôpitaux comme sur les champs de bataille. L’action de saint Camille inspire une réforme majeure des soins hospitaliers en Europe, introduisant l’importance de la dignité et du respect des personnes souffrantes. Sa spiritualité repose sur le don de soi et la confiance totale en la miséricorde de Dieu, considérant chaque malade comme le Christ lui-même. L’Église célèbre sa mémoire non seulement pour sa charité héroïque, mais aussi parce qu’il incarne pour tous les soignants, laïcs ou religieux, le modèle d’un amour désintéressé envers les plus fragiles. Patron des malades et des soignants, il reste une source d’inspiration pour vivre l’Évangile au service de ceux qui souffrent.

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La journée liturgique

Lectures de la messe

Messe du jour

Lecture du livre du prophète Isaïe

« Si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir » — Is 7, 1-9

Au temps d’Acaz, roi de Juda,
Recine, roi d’Aram, et Pékah, fils de Remalyahou, roi d’Israël,
montèrent contre Jérusalem pour l’attaquer,
mais ils ne purent lui donner l’assaut.
    On informa la maison de David
que les Araméens avaient pris position en Éphraïm.
Alors le cœur du roi et le cœur de son peuple furent secoués
comme les arbres de la forêt sont secoués par le vent.
    Le Seigneur dit alors à Isaïe :
« Avec ton fils Shear-Yashoub (c’est-à-dire : “Un-reste-reviendra”),
va trouver Acaz, au bout du canal du réservoir supérieur,
sur la route du Champ-du-Foulon.
    Tu lui diras :
“Garde ton calme, ne crains pas,
ne va pas perdre cœur
devant ces deux bouts de tisons fumants,
à cause de la colère brûlante du roi d’Aram
et du roi d’Israël,
    Oui, Aram a décidé ta perte,
en accord avec Éphraïm et son roi.
Ils se sont dit :
    Marchons contre le royaume de Juda,
pour l’intimider,
et nous le forcerons à se rendre ;
alors, nous lui imposerons comme roi le fils de Tabéel.
    Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Cela ne durera pas, ne sera pas,
    que la capitale d’Aram soit Damas,
et Recine, le chef de Damas,
    que la capitale d’Éphraïm soit Samarie,
et le fils de Remalyahou, chef de Samarie.
– Dans soixante-cinq ans, Éphraïm, écrasé,
cessera d’être un peuple.
Mais vous, si vous ne croyez pas,
vous ne pourrez pas tenir.” »

            – Parole du Seigneur.

Ps 47 (48), 2-3ab, 3cd-4, 5-6,7-8

Jérusalem, ville de Dieu,
Dieu l’affermira pour toujours !

Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
dans la ville de notre Dieu,
sa sainte montagne, altière et belle,
joie de toute la terre.

La montagne de Sion, c’est le pôle du monde,
la cité du grand roi ;
Dieu se révèle, en ses palais,
vraie citadelle.

Voici que des rois s’étaient ligués,
ils avançaient tous ensemble ;
ils ont vu, et soudain stupéfaits,
pris de panique, ils ont fui.

Et voilà qu’un tremblement les saisit :
douleurs de femme qui accouche ;
un vent qui souffle du désert
a brisé les vaisseaux de Tarsis.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

« Au jour du Jugement, Tyr et Sidon et le pays de Sodome seront traités moins sévèrement que vous » — Mt 11, 20-24

En ce temps-là,
    Jésus se mit à faire des reproches
aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles,
parce qu’elles ne s’étaient pas converties :
    « Malheureuse es-tu, Corazine !
Malheureuse es-tu, Bethsaïde !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous
avaient eu lieu à Tyr et à Sidon,
ces villes, autrefois, se seraient converties,
sous le sac et la cendre.
    Aussi, je vous le déclare :
au jour du Jugement,
Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.
    Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ?
Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi
avaient eu lieu à Sodome,
cette ville serait encore là aujourd’hui.
    Aussi, je vous le déclare :
au jour du Jugement,
le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Textes liturgiques : © AELF — aelf.org

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