Le saint du jour · 18 juillet
samedi, 15ème Semaine du Temps Ordinaire
Couleur liturgique : Vert
En ce samedi de la 15ème semaine du Temps Ordinaire, l'Église célèbre une journée de férie, c'est-à-dire qu'aucune fête particulière de saint ou de mystère du Christ n'est prioritairement commémorée. Le Temps Ordinaire invite à vivre la foi dans la régularité du quotidien, à méditer sur l'enseignement habituel du Christ et à laisser l'Esprit Saint transformer les gestes simples de chaque jour. L'Église propose ainsi de suivre le cycle continu des lectures bibliques, permettant d'approfondir l'écoute de la Parole de Dieu et d'intégrer ses enseignements dans la vie courante. Ces jours "verts" rappellent que la sainteté s'enracine dans la constance et la fidélité, et que la vie chrétienne ne se limite pas aux grandes solennités, mais s'épanouit aussi dans le silence et l'humilité des jours ordinaires. En honorant la férie, les fidèles sont invités à prendre conscience de la présence de Dieu à chaque instant, même dans la banalité apparente du quotidien.
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La journée liturgique
Lectures de la messe
Messe du jour
Lecture du livre du prophète Michée
« S’ils convoitent des champs, ils s’en emparent ; des maisons, ils les prennent » — Mi 2, 1-5
Malheur à ceux qui préparent leur mauvais coup
et, du fond de leur lit, élaborent le mal !
Au point du jour, ils l’exécutent
car c’est en leur pouvoir.
S’ils convoitent des champs, ils s’en emparent ;
des maisons, ils les prennent ;
ils saisissent le maître et sa maison,
l’homme et son héritage.
C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur :
Moi, je prépare contre cette engeance un malheur
où ils enfonceront jusqu’au cou ;
vous ne marcherez plus la tête haute,
car ce sera un temps de malheur.
Ce jour-là, on proférera sur vous une satire,
et l’on entonnera une lamentation ; on dira :
« Nous sommes entièrement dévastés !
On livre à d’autres la part de mon peuple !
Hélas ! Elle m’échappe !
Nos champs sont partagés
entre des infidèles ! »
Plus personne, en effet, ne t’assurera une part
dans l’assemblée du Seigneur.
– Parole du Seigneur.
Ps 9 B (10), 1-2, 3-4, 7-8ab, 14
N’oublie pas le pauvre, Seigneur !
Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ?
Pourquoi te cacher aux jours d’angoisse ?
L’impie, dans son orgueil, poursuit les malheureux :
ils se font prendre aux ruses qu’il invente.
L’impie se glorifie du désir de son âme,
l’arrogant blasphème, il brave le Seigneur ;
plein de suffisance, l’impie ne cherche plus :
« Dieu n’est rien », voilà toute sa ruse.
Sa bouche qui maudit n’est que fraude et violence,
sa langue, mensonge et blessure.
Il se tient à l’affût près des villages,
il se cache pour tuer l’innocent.
Mais tu as vu : tu regardes le mal et la souffrance,
tu les prends dans ta main ;
sur toi repose le faible,
c’est toi qui viens en aide à l’orphelin.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
« Il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole d’Isaïe » — Mt 12, 14-21
En ce temps-là,
une fois sortis de la synagogue,
les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus
pour voir comment le faire périr.
Jésus, l’ayant appris, se retira de là ;
beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.
Mais il leur défendit vivement
de parler de lui.
Ainsi devait s’accomplir
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Voici mon serviteur que j’ai choisi,
mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur.
Je ferai reposer sur lui mon Esprit,
aux nations il fera connaître le jugement.
Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas,
on n’entendra pas sa voix sur les places publiques.
Il n’écrasera pas le roseau froissé,
il n’éteindra pas la mèche qui faiblit,
jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement.
Les nations mettront en son nom leur espérance.
– Acclamons la Parole de Dieu.
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